Sensibiliser les populations et les autorités à la richesse écologique, sociale et économique de cette ressource naturelle et redynamiser les acteurs de la filière raphia.

À Nkong Zem, dans le département de la Ménoua en Province de l’Ouest, les raphiales (forêts marécageuses où dominent des sortes de palmiers appelés raphias) qui se sont rétrécies au cours des dernières décennies, remplissent une fonction écosystémique importante dans l’approvisionnement en eau des populations et des cultures.

Les dérivés sont utilisées au quotidien (vannerie, meubles, tissus) et dans le cadre de cérémonies traditionnelles (sève). Le projet visait à sensibiliser les populations et les autorités à la richesse écologique, sociale et économique de cette ressource naturelle et à redynamiser les acteurs de la filière. À long terme, il s’agit d’encourager l’exploitation durable des ressources naturelles, notamment les productions agro-sylvo-pastorales, créatrices de valeur ajoutée, tout en contribuant au maintien d’une biodiversité garante d’un environnement sain.

Activités

Les raphiales ont été préservées, régénérées et exploitées durablement, en sensibilisant particulièrement les responsables institutionnels et la jeune génération. Une cinquantaine d’acteurs de la filière raphia ont adhéré au programme de recherche-action misant sur une amélioration de leurs revenus et la préservation de cette ressource naturelle menacée. Ils ont identifié leurs forces, faiblesses et les pistes d’amélioration des pratiques liées aux métiers de récolte, de transformation et de commercialisation des sous-produits du raphia. Les acteurs, constitués en comité, ont décidé d’organiser un marché périodique temporaire, avec l’appui de notre partenaire local, le GADD (Groupe d’Appui au Développement Durable). Plusieurs marchés temporaires se sont tenus. Ils ont permis d’améliorer la visibilité des métiers du raphia, de remplir les carnets de commande des artisans et d’identifier quelques candidats à une professionnalisation de leur atelier.

En fin de programme, les bénéficiaires les plus actifs ont mis en place un magasin coopératif. L’accès à l’eau potable a été amélioré par le maintien de la biodiversité et la création de réserves d’eau. Des comités de gestion ont été mis en place pour en assurer la continuité.

Les perspectives 2017 marquent la fin du projet de soutien et l’arrêt de notre intervention dans la zone. Le GADD, aujourd’hui renforcé, s’apprête à relever de nouveaux défis et s’appuiera sur de nouvelles sources de soutien.