RDC : mes premiers jours de stage sur le continent africain

Étudiante en sciences de la santé publique à l’ULB, je me suis envolée pour l’Afrique subsaharienne afin d’enrichir mes compétences en apprenant au-delà des frontières. 

Il y a une dizaine de jours, je suis arrivée à Kinshasa pour la réalisation de mon stage en sciences de la santé publique avec l’équipe d’ULB-Coopération. Petite plongée dans mes premières impressions, mes objectifs personnels ainsi que mon environnement de travail dans la capitale de la RDC…

Dès mon arrivée, j’ai compris que je prenais place au sein d’une culture particulièrement différente de ma culture belge. Tout me semble « à part » tout en étant très intéressant. A travers les vitres de la voiture, j’observe la vie de la ville et j’ai envie de comprendre, de m’y introduire. 

Kinshasa compte plus de 10 millions d’habitants et la majorité vivent dans des habitations spontanées et éphémères entre lesquelles se construisent d’énormes villas protégées par des murs de béton et des fils barbelés. L’environnement très pauvre dans lequel je me trouve me touche et j’aspire à participer à l’amélioration des soins de santé du pays. Très vite, je comprends certains problèmes d’accès aux soins de santé, qu’ils soient géographiques, financiers ou culturels. 

C’est dès le début que mon stage prend tout son sens. Encadrée par Dr Serge Ngaima, j’ai la chance de participer à un projet d’appui des hôpitaux et des centres de santé afin de les soutenir dans la conception et la mise en œuvre de projets d’amélioration de la qualité, avec la participation de la population.

Grâce à l’équipe, je peux participer à diverses activités de terrain qui me permettent d’apprendre chaque jour de nouveaux aspects de la vie congolaise. Je rentre en contact avec des professionnels engagés et positifs dans la quête de la santé pour tous et partout.

Parallèlement, j’entreprends mes recherches pour la rédaction de mon mémoire qui pose la question de la prise de décision concernant l’atteinte à l’intégrité du corps de la femme.

L’accueil chaleureux des personnes que je rencontre me permet de me mettre rapidement à l’aise. Comme toute primo-arrivante probablement, mes yeux d’européenne sont étonnés de ces rires, ces chants et ce partage. Ils ne s’en rendent pas compte, mais ce sont en voyant et en écoutant ces personnes que, petit à petit, je m’adapte et me créé une place parmi les habitants de « Kin » en tant que « Mondele ». 

Je vais profiter de mon séjour pour combiner ma recherche scientifique ainsi que mon stage en sciences de la santé publique avec mes envies de découverte culturelle. J’ai hâte aussi d’explorer les différents quartiers de cette gigantesque Kinshasa !

Manon Rulot