Carte d'identité du Burkina Faso
Capitale Ouagadougou
Superficie 274 200  km²
Régime Présidentiel
Président Roch Marc Kaboré
Population 18.1 millions (PNUD)
Indice de développement humain 0.402 (2015), 185e rang sur 188 pays, (PNUD
Langues Français,  mooré, fulfudé (peul), dioula et >60 autres

SITUATION POLITIQUE

En 2014, le Burkina Faso connait un tournant dans son histoire politique avec la fin du régime de Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987 après l’assassinat du leader révolutionnaire emblématique, Thomas Sankara. En cause, des manifestations et des protestations nées de la tentative du Président Compaoré de modifier la constitution afin de briguer un 3e mandat.

Suite à cette insurrection, le pays est dirigé par un gouvernement de transition sous l’autorité du premier ministre Isaac Zida et du président Michel Kafando. Ce gouvernement a pour mission principale d’organiser des élections. En septembre 2015, une tentative de putsch menée par le général Gilbert Diendéré et le régiment de sécurité présidentielle interrompt ce processus de transition.

Finalement, des élections ont lieu en novembre 2015 et Roch Kaboré, élu avec 53 % des voix, devient président en décembre. Aux législatives, le Mouvement du peuple pour le progrès de M. Kaboré obtient 55 sièges sur 127.

ÉCONOMIE

« Les perspectives économiques en 2016 sont favorables avec une croissance de 5 %, contre 4,8 % en 2015, grâce au retour à des institutions démocratiques issues des élections de 2015 et à la reprise des activités de production dans le sous-secteur de l’extraction. Les pressions inflationnistes devraient rester modérées, autour de 2 % en 2016 et 2017, conséquence d’une bonne campagne agricole et des faibles cours du pétrole sur le marché international.

Ce taux de croissance reste loin du dynamisme économique de la période 2010 à 2013, lorsqu’il dépassait largement 6 % de moyenne annuelle. L’activité économique a été affectée par une série de facteurs défavorables datant de 2014, qui ont persisté tout au long de l’année 2015. On peut notamment citer le contexte de transition politique après l’insurrection populaire d’octobre 2014, la baisse des cours de l’or et du coton et la montée des dépenses sécuritaires au cours du dernier trimestre de l’année.»

Source : Banque Africaine de Développement

AGRICULTURE

L’agriculture est la principale source de revenu du pays. 40 % du PIB provient de l’agriculture, de l’élevage, de la foresterie et de la pêche. De plus, le secteur agricole emploie 86 % de la population totale.

Néanmoins, seulement 5,7 Mha sur 11 Mha des terres à potentialité agricole sont cultivées. Par conséquent, la production agricole ne couvre pas les besoins alimentaires de toute la population et les communautés rurales sont victimes de crises alimentaires. Diverses politiques régionales et nationales tentent de pallier ce problème.

ENVIRONNEMENT

Le Burkina Faso fait face à des problèmes environnementaux majeurs, notamment une avancée progressive du désert (Sahel). Cette sahélisation se manifeste par une dégradation des terres et des ressources en eau, l'érosion de la biodiversité (marquée par la pression croissante des activités humaines comme l’agriculture, l’élevage, l’urbanisation…) et les changements climatiques.

De plus, l’industrie minière (or, cuivre, manganèse, nickel), malgré ses retombées économiques, a un impact négatif sur l’environnement.

Pour faire face à ces difficultés, le Burkina Faso a développé et adopté divers programmes d’orientation, de planification, ou d’action. Le pays participe notamment au Programme « Initiative Pauvreté Environnement » (IPE) lancé par les Nations Unies en 2005 et a ratifié plus d’une vingtaine de conventions et accords internationaux relatifs à l’environnement.

SANTÉ

Les principales maladies au Burkina Faso sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les maladies diarrhéiques, les infections sexuellement transmissibles, la lèpre, la tuberculose et les maladies tropicales négligées. Les femmes et les enfants sont les groupes les plus vulnérables.

La sécurité alimentaire est également un problème majeur au Burkina Faso. Elle touche environ 939.000 personnes en 2015 et plus de 149.000 enfants de moins de 5 ans ont souffert de malnutrition aigüe cette même année.

Malheureusement, l’accessibilité aux soins médicaux primaires, secondaires et paramédicaux de qualité reste très limitée pour la grande majorité des Burkinabés pour des raisons financières, géographiques et culturelles.

SOCIÉTÉ CIVILE

Les organisations de la société civile burkinabé ont encore des défis importants à relever sur le plan institutionnel, organisationnel et financier. Ces organisations ont souvent des difficultés à s’approprier un rôle, une mission. De plus, elles intègrent encore peu de stratégies d’influence.

Nos projets